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Le Ministre Bruno KONE au GHANA pour la célébration de la journée mondiale de la presse 2018:

  • 04-05-2018
  • RENCONTRE

Invité spécial du ministre de la l’Information du Ghana Dr. Mustapha Abdul-Hamid, à la célébration de la journée mondiale de la presse 2018 au Ghana.

Bruno N. Koné : « Il y a des choses à apprendre ici »
A l’issue de la séance inaugurale de la journée mondiale de la liberté de la presse à laquelle il a pris part, le mercredi 2 mai 2018 à Accra, le ministre en charge de la communication, Bruno Nabagné Koné, s’est prêté aux questions de la presse nationale.

Quel est le sens de votre présence à cette célébration ici au Ghana ?
Nous sommes présents parce que la liberté de la presse est pour nous essentielle. Elle fait partie, comme vous le savez, de la politique que nous menons. C’est un principe qui est cher au Chef de l‘Etat et au gouvernement. Nous regardons partout où il est possible d’apprendre. Et nous avons eu le plaisir de recevoir une invitation de notre homologue du Ghana pour prendre part en tant que pays d’honneur à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, ici, au Ghana. Nous nous sommes empressés de venir parce qu’aujourd’hui, le Ghana est le premier pays africain au classement de Reporters sans frontières (Rsf). Cela indique qu’il y a des choses à apprendre ici. Et nous sommes venus humblement , observer , écouter , regarder et voir comment nous pouvons transférer une partie des bonnes pratiques d’ici dans notre pays de façon à assurer une plus grande liberté à tous ceux qui font ce métier difficile de la presse en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire, cette année, a reculé d’un point selon le classement de Rsf. Quel commentaire en faites- vous ?

Il n’y a pas de commentaire particulier à faire par rapport à ce classement .Je pense que nous ne sommes pas bien compris. Nous allons donc faire en sorte d’être mieux compris. Nous allons aller vers tous ceux qui influencent d’une façon ou d’une autre ces classements. Nous allons expliquer, présenter la situation telle qu’elle est en Côte d’Ivoire et j’espère que nous serons entendus et compris.

Quels seront vos atouts pour ce plaidoyer ?

Déjà, c’est la volonté politique. Elle se manifeste dans les textes législatifs. Nous avons pris des lois qui présentent de fortes avancées au niveau de la protection des journalistes, au niveau de la liberté d’exercice du métier en Côte d’Ivoire. Toutes les peines ont été fortement réduites. Et ces lois proscrivent strictement la détention préventive du journaliste etc. Ce sont des évolutions importantes. Sans compter que dans la pratique, nous faisons des efforts importants au niveau des organes publics pour donner la voix à l’opposition que ce soit au niveau de la Rti ou de Fraternité Matin. Nous faisons en sorte que l’opposition ait son mot à dire, qu’elle puisse être présente.

Propos recueillis par Amédée ASSI
( in FRATERNITE MATIN du jeudi 3 mai 2018 )

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