SICA 2026 : bâtir un marché audiovisuel africain puissant, uni et globalisé
Mardi 12 Mai 2026
SICA 2026 : bâtir un marché audiovisuel africain puissant, uni et globalisé
Le Commissaire général du Salon International du Contenu Audiovisuel d’Abidjan (SICA), Konaté Oumar, par ailleurs Directeur de cabinet adjoint au Ministère de la Communication, invite les acteurs et créateurs de l’écosystème audiovisuel à œuvrer à l’édification d’un marché audiovisuel africain solide, uni et pleinement intégré à l’échelle mondiale. Il s’exprimait ainsi à l’occasion du lancement officiel de l’édition 2026 du SICA, tenu le 7 mai dernier au Sofitel Hôtel Ivoire.
La prochaine édition du Salon, SICA 2026, s’annonce particulièrement prometteuse. Au fil des années, l’événement ne cesse de gagner en consistance et en ambition. Après trois premières éditions consacrées à la consolidation de ses fondations, cette quatrième édition se présente comme celle de la maturité, appelée à structurer davantage un espace dans lequel les acteurs du secteur audiovisuel africain pourront construire un marché puissant, cohérent et ouvert sur le monde. « Le SICA est un marché, un lieu de convergence entre diffuseurs et créateurs. C’est un espace d’engagement pour les industries culturelles et créatives. C’est également un cadre de réflexion stratégique, tourné vers l’avenir, tout en restant profondément enraciné dans nos réalités, nos mémoires et nos histoires », a-t-il précisé pour en définir les contours.
Ainsi, après trois éditions, a-t-il rappelé, le SICA 2026 dont le thème est : « Économie des contenus et diplomatie culturelle : mieux structurer l’industrie audiovisuelle et cinématographique africaine » entre dans une nouvelle phase de son développement, marquée par une ambition renouvelée et une gouvernance renforcée. Cette nouvelle architecture repose sur un Commissariat général restructuré, un Secrétariat exécutif permanent, un Comité scientifique dont la mission de réflexion et de prospective est consolidée, ainsi qu’un Comité de valorisation des talents, dédié à l’émergence et à la promotion des créateurs africains.
À travers cette réforme, le SICA ambitionne de s’affirmer comme un véritable carrefour et un marché audiovisuel africain puissant, uni et globalisé, en cohérence avec le positionnement stratégique de la Côte d’Ivoire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Forte de huit États et d’environ 155 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire représente près de 40 % du PIB et plus de 20 % de la population de l’Union », s’est-il félicité. Au niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a-t-il poursuivi, la Côte d’Ivoire se positionne comme la deuxième puissance économique régionale, représentant près de 9 % du PIB communautaire, au sein d’un ensemble regroupant environ 430 millions d’habitants. « Ces performances font de notre pays un moteur de croissance régional, un hub stratégique d’accès aux marchés ouest-africains et un espace d’opportunités pour les investissements et les coproductions », a-t-il souligné. Autant d’atouts qui plaident en faveur de ce marché audiovisuel africain intégré autour du SICA.
« Notre ambition est claire : mutualiser les expériences, harmoniser les cadres, favoriser la coproduction, fluidifier la circulation des œuvres et bâtir, ensemble, un véritable marché audiovisuel africain intégré, compétitif et visible à l’échelle mondiale », a-t-il indiqué, définissant ainsi l’objectif majeur de cette quatrième édition, placée sous le signe de la maturité. À l’en croire, ce marché audiovisuel africain intégré apparaît plus que nécessaire.
Pour le Commissaire général, l’ambition portée par le SICA est d’en faire un moment d’excellence, d’audace et de projection. Un espace où l’Afrique pense, crée et affirme sa voix. Un lieu où les récits africains circulent, s’exportent et s’imposent. Et surtout, un cadre où le continent se raconte au monde avec force, ambition et dignité. Dans cette perspective, le SICA se veut non seulement une vision, mais également un levier stratégique, voire un instrument de souveraineté culturelle.
DIRCOM -MICOM /BM