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SICA

Vendredi 02 Octobre 2026


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Le SICA, de l’événement à l’industrie audiovisuelle


En immersion auprès des professionnels du secteur de l’audiovisuel, le Commissaire général du SICA, Oumar Konaté, par ailleurs Directeur de cabinet du ministère de la Communication, prend le pouls du secteur et dessine les contours d’un écosystème appelé à changer d’échelle. Le jeudi 10 septembre 2026, accompagné des membres du secrétariat général du SICA dont la présidente du Comité scientifique, Agnès Kraidy, s’est rendu dans les locaux de H Studios, sis à Cocody-Anono et Incrust Mantis Group, à Cocody-Cocovico. L’objectif est d’écouter ceux qui produisent, comprendre leurs contraintes, mesurer leurs capacités et surtout identifier, avec eux, les solutions susceptibles de nourrir la feuille de route du SICA, dont la 4e édition est prévue pour les 26, 27 et 28 novembre prochains.

« Nous avons souhaité venir à la rencontre des acteurs de la chaîne de valeur de l’audiovisuel pour mieux nous imprégner de leurs réalités et mettre en œuvre notre feuille de route », a indiqué le Commissaire général à chaque étape de la tournée. Écriture, réalisation, production, direction artistique, image, son, montage, postproduction, distribution, diffusion, commercialisation, régie, gestion de production: la liste est longue, mais elle est révélatrice de l’enjeux, notamment celui de la connaissance précise des métiers de l’audiovisuel. Le SICA entend donc contribuer à une véritable cartographie de ces professions, accompagnée de fiches métiers précisant compétences, formations et débouchés. Un outil à double vocation : orienter les jeunes vers des métiers porteurs et permettre aux entreprises de trouver plus facilement les profils dont elles ont besoin. À en croire le Commissaire général, ce catalogue national  constituera un véritable annuaire de compétences; mieux, il permettrait aux producteurs et investisseurs d’identifier rapidement les ressources locales disponibles.

Autre réalité du terrain : le coût du matériel. Pour nombre de producteurs, dont le couple Hawmmond de H Studios, acquérir des équipements performants représente un investissement considérable. La location apparaît dès lors comme une solution particulièrement adaptée. L’idéal serait de favoriser un véritable partenariat entre fournisseurs internationaux et opérateurs ivoiriens. Dans cette logique, la constitution d’un répertoire des équipementiers, sociétés de location et assureurs spécialisés constituerait un outil pratique pour les professionnels, propose le Commissaire général comme solution sur le long terme.

Mais aucune industrie ne peut changer d’échelle sans financement. L’audiovisuel ivoirien doit encore trouver des mécanismes capables de répondre à ces contraintes particulières et de rassurer les investisseurs. Une piste se dessine : passer du financement d’un projet isolé à celui d’un portefeuille de productions; telle est l’une des propositions faites par le Commissaire général lors de la rencontre. Cette logique suppose de rapprocher les différents maillons de la chaîne. Talents, producteurs, équipementiers, prestataires et institutions financières doivent ainsi pouvoir évoluer dans un même écosystème.

Dans cette architecture, le rôle de l’État doit être celui d’un facilitateur, en créant un environnement favorable, facilitant les connexions, mais aussi en aidant à ouvrir des portes et à rapprocher les acteurs. En d’autres termes, jouer le rôle de passerelle entre professionnels ivoiriens, ambassades, investisseurs, producteurs internationaux et institutions financières.

Dans les studios visités (H. Studios et Incrust’), une même ambition : faire émerger un véritable « Babywood » ivoirien. Un cinéma et un audiovisuel capables de raconter les histoires du pays, de révéler ses talents et, surtout, de créer de la valeur localement. Le projet « La Télé du Directeur » actuellement développé par Incrust et Mantis Group (un groupe financier), avec un budget de 100 millions de FCFA, illustre cette volonté de fédérer plusieurs acteurs autour d’une production structurante. Cette collaboration entre porteur de projet et financier fait déjà ses preuves.

« Nous sommes venus nous imprégner de vos réalités. Vous êtes un cas d’école », s’est félicité le Commissaire général Oumar Konaté au terme de cette visite d’immersion qui donne ainsi une nouvelle dimension au SICA. L’événement ne veut plus seulement être une vitrine annuelle de l’audiovisuel. Il entend devenir un accélérateur de structuration de la filière, un espace où se rencontrent talents, entreprises, investisseurs, équipementiers et partenaires internationaux. Car l’ambition, au fond, est simple mais considérable : faire en sorte que la Côte d’Ivoire ne soit plus seulement un territoire où l’on produit des contenus, mais un pays capable de former ses talents, financer ses projets, produire ses œuvres, les diffuser, les commercialiser et, demain, les exporter.

Du métier au talent. Du talent à la production. De la production à l’investissement. De l’investissement à la diffusion. Le SICA veut désormais contribuer à faire fonctionner toute la chaîne. « Le SICA n’est pas un évènement, c’est un outil de développement », ainsi se résume la vision portée par le SICA, dévoilée par le Commissaire général.

DIRCOM_MICOM / BM

Agenda

Ministère
Gouvernement
Du jeudi 26 novembre 2026 au samedi 28 novembre 2026

Aura lieu la 4è édition du Salon International du Contenu Audiovisuel d'Abidjan (SICA 2026)

Du mardi 25 août 2026 au samedi 31 octobre 2026

▶ Réinscription des anciens étudiants au titre de l’année universitaire 2026-2027 - Toute l’étendue du territoire (Côte d’Ivoire)

Du mardi 25 août 2026 au samedi 31 octobre 2026

▶ Réinscription des anciens étudiants au titre de l’année universitaire 2026-27 - Toute l’étendue du territoire (Côte d’Ivoire)

Du mercredi 30 septembre 2026 au vendredi 02 octobre 2026

▶ 7ème édition de Connect Côte d’Ivoire - Thème « Révéler les territoires, Connecter les opportunités » - Parc des Expositions d’Abidjan (Port-Bouët – Abidjan)